La pénétration Lesbienne ou gay ? : Comme au premier Bonne Saint-Valentin - mon amour
- il y a 2 jours
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PÉNÉTRATION, LUBRIFIANT, VIH
Ce que vous devez savoir avant de fêter la Saint-Valentin au Togo

La Saint-Valentin parle d’amour, de désir, de connexion. Mais elle parle aussi de corps, de pénétration, de protection et de sécurité.
Au Togo, être LGBT+ signifie souvent vivre dans la discrétion. L’environnement social reste sensible. Une photo partagée, un geste mal interprété, une sortie dans un lieu trop exposé peuvent avoir des conséquences. Cela rend encore plus important le fait de protéger son intimité, sa santé, sa sécurité et son identité.
La Saint-Valentin peut être belle. Mais elle doit être intelligente.
Comprendre la pénétration et les risques

La pénétration désigne l’introduction du pénis (ou parfois d’un objet sexuel) dans le vagin ou l’anus lors d’un rapport sexuel. Dans les relations entre hommes ou dans certains couples impliquant une personne trans, la pénétration anale peut faire partie de l’intimité.
Il est essentiel de comprendre un point biologique important : l’anus ne produit pas de lubrification naturelle. Contrairement au vagin, il n’est pas conçu pour s’auto-lubrifier.
Sans préparation adaptée, cela peut provoquer :
Des fissures
Des micro-lésions internes
De la douleur
Des saignements parfois invisibles
Ces micro-blessures augmentent considérablement le risque de transmission du VIH et d’autres infections sexuellement transmissibles (IST). La douleur n’est pas normale ni romantique. Elle est souvent un signal d’alerte.
La pénétration Lesbienne

La protection lors des relations sexuelles entre femmes : une réalité souvent ignorée
On entend parfois que les relations sexuelles entre femmes ne présentent “aucun risque”. C’est faux. Même si la penetration lesbienne ou le risque de transmission du VIH est généralement plus faible que lors d’une pénétration avec un pénis, certaines infections sexuellement transmissibles peuvent circuler entre femmes. La pénétration avec les doigts peut transmettre des infections s’il existe des micro-coupures, des ongles trop longs ou des plaies sur les mains.

L’usage de sextoys partagés sans protection peut également favoriser la transmission de la syphilis, de l’herpès, du papillomavirus (HPV) ou de la chlamydia.
Il est donc recommandé de se laver soigneusement les mains avant et après les rapports, de garder les ongles courts, d’utiliser un préservatif sur les sextoys (et de le changer en cas de partage), et de nettoyer correctement les objets après usage.
Lors de frottements intimes ou de contacts directs entre vulves, l’utilisation d’une digue dentaire ou d’un préservatif découpé peut constituer une barrière protectrice.
Le lubrifiant peut aussi être utile pour éviter les frottements douloureux et les micro-lésions. La protection entre femmes n’est pas une question de méfiance : c’est une question de respect, de santé et de responsabilité mutuelle.
Le lubrifiant : qu’est-ce que c’est et pourquoi est-il indispensable ?

Un lubrifiant est un gel ou un liquide spécialement conçu pour réduire les frottements pendant les rapports sexuels. Il facilite la pénétration et protège les tissus sensibles.
Il permet :
De diminuer la douleur
De prévenir les blessures
De réduire le risque de transmission des infections
Les lubrifiants recommandés sont ceux à base d’eau ou de silicone.En revanche, les huiles de cuisine, la vaseline ou les produits non adaptés peuvent endommager les préservatifs et augmenter les risques.
Le lubrifiant ne remplace jamais le préservatif. Il fonctionne en complément.
La force d’un gay face à la vulnérabilité d’une personne trans : vigilance spéciale

Excitation ne veut pas dire précipitation : la vérité sur la “force” dans une relation gay–trans
La Saint-Valentin, c’est l’intensité.Le désir monte. Les corps se rapprochent. L’envie peut devenir pressante.
Mais attention.
Dans une relation entre un homme gay et une personne trans, la “force” ne doit jamais être confondue avec la domination ou la rapidité.
Tous les corps ne réagissent pas de la même manière. Le corps d’une personne trans peut être plus sensible, parfois plus vulnérable physiquement et émotionnellement.
Une pénétration brusque, mal préparée ou trop rapide peut provoquer douleur du trans, blessures ou traumatisme.
La vraie puissance n’est pas dans la pression. Elle est dans la maîtrise.
Avant toute chose LGBT-TOGO conseigne :
Regardez-vous.
Établissez un contact visuel.
Demandez.
Écoutez.
Confirmez.
Aller doucement n’enlève rien au plaisir — au contraire, cela l’intensifie. Une pénétration progressive, accompagnée de lubrifiant adapté, précédée de détente et de confiance, protège le corps et renforce la connexion.
L’excitation ne doit jamais remplacer la communication.
La Saint-Valentin n’est pas une compétition de performance. C’est un moment de respect partagé.
La vraie force, c’est savoir ralentir.
Le préservatif : une protection vitale
Le préservatif (aussi appelé condom) est une fine protection en latex ou en polyuréthane placée sur le pénis avant la pénétration. Il agit comme une barrière entre les fluides corporels.
Il protège contre :
Le VIH
La syphilis
La gonorrhée
La chlamydia
L’hépatite B
Il doit être utilisé dès le début du rapport et à usage unique. Associer préservatif et lubrifiant augmente considérablement la sécurité.
Les IST : un danger parfois invisible
Les infections sexuellement transmissibles se transmettent principalement lors de rapports non protégés. Certaines ne présentent aucun symptôme au début. On peut être infecté sans le savoir.
Au Togo, le manque d’information et la peur du jugement empêchent parfois les personnes de se faire dépister. Pourtant, le test régulier est un acte de responsabilité envers soi et envers son ou sa partenaire.
Ne pas avoir de rapport en cas de douleur ou de blessure, communiquer honnêtement et se protéger systématiquement sont des bases essentielles.
Aimer entre gays, entre lesbiennes, entre personnes trans
La Saint-Valentin peut être un moment précieux.
Entre hommes, la prudence reste nécessaire.

Un espace privé et sûr vaut mieux qu’une démonstration publique risquée.
Entre femmes, même si la visibilité peut sembler moins évidente, les risques sociaux existent toujours. L’amour peut devenir un refuge, un espace de sécurité face à la pression extérieure.
Pour les personnes trans, le respect de l’identité est fondamental. Le respect du prénom choisi, des pronoms et des limites corporelles n’est pas une option : c’est une base.
Le consentement : la règle absolue

Le consentement signifie un “oui” clair, libre et volontaire. Il peut être retiré à tout moment.
Il n’y a pas d’amour sans respect. Il n’y a pas de relation saine sans consentement.
Bonne fête à vous tous et toutes.
Au Togo, célébrer la Saint-Valentin en tant que personne LGBT+ demande plus que du romantisme. Cela demande prudence, responsabilité, protection et respect.
L’amour mérite d’être vécu. Mais il mérite aussi d’être protégé — dans son corps, dans sa santé et dans sa dignité.

Un message du:
Bureau Exécutif
LGBT-Togo






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